Depuis le début de la guerre israélienne contre le Hezbollah libanais, la conseillère fédérale Micheline Calmy-Rey défend sa conception de la neutralité. Elle ne consiste pas à être aimable avec chacune des parties dans un conflit, comme cela a souvent été le cas pour la Suisse au cours du XXe siècle. A ses yeux, la neutralité doit être active. Elle doit aussi être visible et audible. Une conception qui ne plaît guère aux autres conseillers fédéraux. Je comprends bien le point de vue de notre ministre des affaires étrangères, mais j’ai un blocage avec le mot “neutre”. Je le trouve très connoté. Pour moi, il n’est pas loin de rimer avec pleutre.